L’après traitement en ostéopathie : Le besoin d’une alimentation saine pour un corps sain et actif

L’ostéopathie est une médecine palpatoire préventive. Il est possible, de façon journalière,  de porter des actions dans le même sens. C’est par des gestes simples favorisant le maintien d’une bonne santé et en prévenant l’accumulation de tension corporelle que les dysfonctions physiologiques qui mènent à la maladie peuvent éventuellement être diminuées. Nous savons que la nourriture que nous consommons peut autant nous nuire que nous nourrir; c’est pourquoi des choix judicieux au niveau alimentaire s’imposent. De plus, prévoir des périodes de temps pour bouger et s’étirer potentialisera les effets bénéfiques d’une alimentaton saine et, par surcroît, augmentera les effets positifs du traitement ostéopathique.

Alimentation

 Dans notre environnement immédiat, nous sommes constamment en contact avec toutes sortes de polluants plus ou moins toxiques, sur lesquels nous avons malheureusement peu de contrôle. Il est envisageable, par ailleurs, d’essayer d’éliminer de notre régime alimentaire quotidien les aliments les plus nuisibles de par leur contenu ou leurs additifs. De plus en plus d’auteurs et de scientifiques nous informent sur les aliments communs dans notre alimentation se révélant plutôt nocifs pour notre organisme.

Alejandro Junger M.D. explique que nos intestins ne sont pas conçus pour traiter de grosses quantités de produits chimiques. Aujourd’hui, le mode de production de plusieurs aliments comme le blé, les produits laitiers, les oeufs de même que le maïs et le soja requiert des pesticides et des antibiotiques en abondance ce qui peut déclencher des allergies et des intolérances alimentaires chez plusieurs personnes. Il mentionne aussi que les produits laitiers contiennent de nos jours beaucoup d’hormones et d’antibiotiques ce qui nous intoxique davantage. Jacqueline Lagacé, PH. D. révèle que les études placent en tête de liste les produits laitiers, les céréales, et spécialement le blé et le maïs lorsqu’il s’agit de déterminer les aliments responsables des maladies inflammatoires. De plus, celle-ci nous informe sur la toxicité de ces mêmes céréales résultant d’une cuisson à haute température. Finalement, selon T. Colin Campbell Ph. D., plusieurs études mondiales indiquent que les protéines animales sont étroitement associées à l’apparition du cancer du sein, du cancer du colon et des maladies cardiaques.

Il est certainement préférable de consommer moins de viande en général et de favoriser les viandes maigres. De plus, beaucoup de substituts aux produits laitiers sont maintenant disponibles dans les supermarchés. Ils sont, pour la plupart, enrichis d’une quantité non négligeable de vitamines et de minéraux. Ainsi, il est possible de varier nos sources de produits laitiers, en incluant des laits végétaux par exemple, sans toutefois créer de carences alimentaires.

Exercice physique et étirements

Nous connaissons les avantages de faire de l’activité physique plusieurs fois par semaine pour maintenir une bonne santé cardio-vasculaire, s’oxygéner et améliorer nos fonctions cognitives. Il est d’autant plus bénéfique de pratiquer des étirements simples des bras, des jambes et du tronc régulièrement ou après un effort physique.

Les terminaisons nerveuses et les vaisseaux sanguins peuvent être irrités par des tensions musculaires et fasciales prolongées. Toutefois, l’étirement favorise la souplesse des tissus et évite la compression de structures importantes ce qui prévient les névralgies, la stase vasculaire et les douleurs articulaires.  Notons, qu’il est conseillé d’éviter de ressentir de la douleur lors d’un étirement musculaire pour ne pas créer de micro-déchirures et ainsi augmenter les contractures. Il est plutôt préférable de se concentrer sur la sensation d’étirement du muscle, et en maintenant cet étirement, d’inspirer et d’expirer profondément, jusqu’à ce que la tension musculaire diminue progressivement et relâche.

En conclusion

La diminution d’aliments néfastes au quotidien, l’augmentation de la mobilisation du corps par des exercices physiques et des étirements en douceur des muscles et des tendons favoriseront la santé de l’organisme par une meilleure efficience cellulaire généralisée. Par ces attentions, les bienfaits du traitement ostéopathique seront sans aucun doute optimisés.

Bibliographie:

  • Alejandro Junger, M.D., Clean, éliminer – restaurer – régénérer. Un programme révolutionnaire pour rétablir la capacité naturelle du corps à se guérir lui-même, 2012.
  • T. Colin Campbell, Ph. D., Le rapport Campbell, Révélation stupéfiantes sur les liens entre l’alimentation et la santé à long terme, 2008.
  • Jacqueline Lagacé, PH. D., Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation, 2011.

©Qualita – Réseau des cliniques d’Ostéopathie Agréées